Né en 1954 à Chicago, Tim Anderson a expose continuellement son travail pictural depuis 1978, à Chicago, à travers les états unis et internationalement.
Sa première rencontre avec la peinture fut générée par un autoportrait de Vincent Van Gogh dont une reproduction trônait chez ses parents. Il est fasciné d’apprendre que le peintre souffrait de troubles mentaux, s’intéressant déjà a l’histoire cachée derrière le tableau.
Par la suite il fréquente assidument les musées, et entre autres, L’ »Art Institute of Chicago » le grand musée régional où il fait la découverte de nombreux chef d’œuvres, ce qui l’amènera éventuellement à entamer une carrière de peintre.
Anderson est un des fondateurs du mouvement « the cold house group » qui en 1987 initia une serie d’expositions dans des friches industrielles .
Cela entrainera des rencontres et des échanges artistiques qui permettrons à Anderson d’exposer en Europe. C’est ainsi qu’il montrera son travail a Edimbourg, Moscou, Munich, Regensburg, Cracovie, en Italie et également à Paris.
De ces voyages il tirera l’essence de beaucoup de ses thèmes et sujets d’inspiration.
Tim Anderson a également enseigné à l'Art Institute of Chicago et au Columbia College.
Anderson explique que ce qui le motive dans son travail d’artiste est tout autant les recherches qu’il effectue que de peindre ses tableaux. Pour chaque portrait, ou tout type d’iconographie qu’il représente, il y a une recherche en profondeur du sujet : histoires, sémantique, recherche formelle, esquisses etc… L’artiste s’imprègne de son motif pour en exprimer l’essence.
Depuis plusieurs décennies son thème de prédilection est le portrait et c’est ainsi qu’il a développe la serie qui est devenue sa marque de fabrique : sur des fonds monochromes de couleur Jaune vif (le Jaune « Old Holland » de la marque de peinture du même nom) il dessine a la mine de plomb des portraits de grande taille et très réalistes, avec la particularité de dessiner sur la peinture encore fraiche, « a la fresca » diraient les peintres de la renaissance.
Il nous donne de la sorte une version réactualisée de l’icône, nous renvoyant de fait a nos propres Icones, ceux de la société contemporaine ultra médiatisée, cela avec une touche de raffinement et une grande dose d’émotions, un peu en décalage.
La ville de Chicago a récemment fait commande à Anderson d’une serie de ces « Icones » représentant des Chicagoans célèbres tels Michael Jordan, Al Capone, Nelson Algren etc.…
Parmi les autres thèmes de prédilection de l’artiste on trouve la relation et les analogies entre l’homme et la bête, les bateaux, les jouets d’une enfance perdue mais toujours chérie. Il y a dans le travail de Tim un sentiment de nostalgie, une langueur évoquant un âge d’or perdu.